Apprendre à vivre avec la maladie de Parkinson

MONTRÉAL - À l’occasion de la journée mondiale de la maladie de Parkinson, nous avons cherché à en apprendre un peu plus sur un mal qui touche environ 25 000 personnes au Québec et plus de 100 000 au Canada.
«Le plus difficile, c’est au début, quand le diagnostic tombe, qu’il faut petit à petit faire le deuil de plein de choses. Permis de conduire, travail, autonomie dans la salle de bain», a confié Diane Patenaude.

À 52 ans, elle vit avec la maladie de Parkinson depuis 16 années déjà. Elle était très jeune lorsqu’elle a appris son diagnostic. «Je suis partie à rire, se souvient-elle. Pour moi ça touchait seulement les personnes âgées, et moi je n’avais que 36 ans.»

Depuis, elle a décidé de prendre la maladie à bras le corps, de la combattre avec intelligence, optimisme et vivacité. Elle participe à des conférences, partage son vécu et tient une chronique sur le site internet de la Société Parkinson du Québec.

Repousser l’évolution de la maladie

Récemment, elle a même écrit un livre intitulé «No Parking», qui dévoile, selon son expérience, des gestes concrets pour retarder l’évolution de la maladie.

Se délivrer du stress, pratiquer des exercices et étirements physiques quotidiennement, prendre rigoureusement ses médicaments, se découvrir de nouvelles passions sont autant de solutions qui permettent de repousser les effets néfastes de la maladie.

Christian Duval, professeur à l’UQAM et neuroscientifique spécialisé dans la maladie de Parkinson, soulève de son côté l’importance du réseau social. «Il faut garder des activités ludiques le plus possible et rester actif physiquement», a-t-il expliqué.

Des progrès dans la médecine

Si pour l’instant, il n’existe aucune solution miracle pour enrayer la maladie, le spécialiste insiste sur les progrès effectués par la recherche: «Notamment sur les traitements, les différents cocktails de médicaments qui permettent aujourd’hui de vivre plus longtemps dans les meilleures conditions possibles».

Selon lui, avec le vieillissement de la population, le nombre de personnes atteintes de la maladie va augmenter. «Il existe encore un gros travail à faire sur la formation des proches aidants» a-t-il conclu.

11/04/2011 17h24





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