Du soleil pour les enfants en situation de handicap

Samedi, l'association Enfant Soleil a inauguré un centre de loisirs pour les enfants handicapés âgés de 6 à 17 ans. C'est le seul de ce type en Poitou-Charentes.

L'ancienne école maternelle Georges-Brassens à Ma Campagne reprend vie. Samedi, une structure très particulière y a été inaugurée. L'association Enfant Soleil a présenté Soleil d'Enfant, centre de loisirs qui accueille des enfants handicapés. Handicapés de tous types, moteur, mentaux, et physiques (sourds par exemple), de six à dix-sept ans.

«Ce centre de loisirs est unique en Poitou-Charentes», explique Emmanuelle Huet, présidente depuis trois ans de l'association Enfant Soleil, mais bénévole dans la structure depuis dix ans. Jérémy Raynaud, le trésorier, précise: «Il y en a même très peu en France».


Soleil d'Enfant a reçu l'agrément de l'Etat en septembre dernier. Depuis, une vingtaine d'enfants ont été inscrits. Mais c'est depuis sa création en 1997, que l'association aide les familles d'enfants souffrant d'un handicap. L'idée d'accueillir des enfants dans le temps périscolaire a germé il y a cinq ou six ans: «Le but était de les faire entrer dans le milieu du loisir, quand souvent les centres de loisirs classiques ne leur sont pas autorisés», expose la présidente de l'association.

Bientôt les moins de 6 ans

Auparavant installée à la Grande-Garenne, l'association a déménagé dans les locaux - prêtés par la mairie - de l'ex-école maternelle de Ma Campagne en 2009.

Autour d'une trentaine de bénévoles et de deux animatrices-coordinatrices salariées, les enfants profitent de sorties à thèmes et de divers ateliers. Pour les stimuler, un espace motricité et une salle multisensorielle ont été aménagés. Cette dernière avec un matelas d'eau chaude où les enfants ont droit à des massages, un diffuseur d'huiles essentielles, de petites guirlandes qui changent de couleur... Tout est organisé et pensé pour eux. Avec un encadrement plus poussé qu'ailleurs: «On essaye d'avoir un adulte pour deux enfants handicapés, quand la norme fixée par la loi en impose un pour quatre», explique Emmanuelle Huet.

Un regret cependant: «Malheureusement, nous ne pouvons recevoir les enfants qu'à la demi-journée car les repas seraient trop compliqués à organiser. Etant donné les différences de nature de handicap, il faudrait un adulte par enfant, ce qui n'est pas possible pour l'instant», déplore Emmanuelle Huet.

D'ici peu, le centre devrait en revanche recevoir l'autorisation d'accueillir des enfants de moins de six ans. L'association, qui regroupe aujourd'hui 150 familles devrait donc voir son effectif encore augmenter. Cela nécessitera de recruter au moins un salarié de plus. Les entretiens ont d'ailleurs déjà commencé.




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