Semaine du rein : un dépistage pour éviter les complications

Du samedi 2 au dimanche 10 octobre a lieu la Semaine du rein. L'occasion de faire dépister un éventuel dysfonctionnement du rein. Le docteur Franck Bourdon, néphrologue, responsable de la commission prévention du Réseau Néphronor, nous en explique les enjeux. ...

- Qui est concerné par la prévention des maladies rénales ?

« Il s'agit des personnes de plus de soixante ans, des diabétiques, des hypertendus et des personnes ayant des antécédents personnels ou familiaux de la maladie rénale. On cible le public car si 1 % de la population a de l'albumine dans les urines, le taux monte à 15 % pour les personnes " ciblées". »

- En quoi consiste ce dépistage ?

« Il s'agit de rechercher des protéines (souvent de l'albumine) dans les urines. Le fait d'en trouver traduit une anomalie du filtre rénal, car les protéines doivent rester dans le sang. Mais pour être sûr de ne pas avoir d'insuffisance rénale, il faut aussi doser la créatinine, que l'on peut connaître avec une prise de sang. C'est pour ça qu'on demande aux candidats au dépistage de venir avec ce dernier examen. »

- Pourquoi est-il si important ?

« Prenez par exemple les diabétiques : 38 % des personnes qui arrivent en dialyse le sont. C'est d'ailleurs la première cause de prise en charge en dialyse. Il faut pourtant savoir qu'on sait prendre en charge la microalbuminerie - l'albumine dans les urines - au stade initial. On peut réparer le dysfonctionnement du filtre rénal et guérir les patients. »

- C'est aussi une maladie sans signes précurseurs « Effectivement. Entre 35 % et 40 % des personnes qui arrivent en dialyse, le font en urgence. Car le problème est qu'il n'y a pas de signes, ça ne fait pas mal. Tout l'intérêt est donc dans le dépistage. Sans compter qu'un patient coûte entre 50 000 et 60 000 E. Et il y a 3 000 dialysés dans la région. C'est dire l'intérêt du dépistage : 1 500 personnes y ont participé l'an dernier. » •

jeudi 30.09.2010


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