Prévention de la perte d’autonomie : le Conseil de la CNSA formule ses recommandations
Francis Idrac, président du Conseil de la CNSA et Laurent Vachey, directeur de la CNSA, ont présenté le 27 avril, en présence de Jeanine Dujay-Blaret et Jean-Marie-Barbier, vice-présidents du Conseil, les recommandations du rapport annuel la CNSA pour une politique de prévention au service de l’autonomie.
Elles complètent les réflexions partagées par les membres du Conseil depuis 2006 pour créer ce nouveau champ de protection sociale et viennent alimenter les travaux engagés par le gouvernement dans le cadre de la réforme de la dépendance.
Le Conseil souhaite que le rôle que doivent jouer la prévention et les politiques de santé au regard de la perte d’autonomie soit mieux défini.
Il veut faire de l’autonomie des personnes âgées et handicapées un objectif à part entière des politiques de prévention et de promotion de la santé, en privilégiant l’amélioration de l’état de santé tout au long de la vie et en ciblant les populations vulnérables et fragiles.
Il souhaite que les leviers de l’action fassent l’objet d’un pilotage stratégique régional renforcé et que les missions de chacun des acteurs, dont la CNSA, soient précisées.
Définition de la prévention de la perte d’autonomie
Une politique de prévention de la perte d’autonomie doit avoir pour cible l’ensemble des événements péjoratifs dont la survenue porte ou peut porter atteinte à l’autonomie, définie comme l’exercice de la volonté personnelle et relationnelle des personnes, en tenant pleinement compte des facteurs sociaux et environnementaux.
La prévention de la perte d’autonomie ne se limite donc pas aux risques du grand âge.
L’espérance de vie sans incapacité, un enjeu majeur
Plus que le vieillissement ou l’espérance de vie, c’est l’espérance de vie sans incapacité qui constitue l’enjeu majeur d’aujourd’hui et des années à venir. L’espérance de vie sans incapacité a progressé sur le même rythme que l’accroissement de l’espérance de vie. Aujourd’hui, après 80 ans, six personnes sur dix sont encore autonomes.
Quatre recommandations
- Approfondir la connaissance des déterminants de la perte d’autonomie, de façon à mieux piloter et prioriser la politique de prévention. La connaissance des différents types de handicap et de leurs causes est indispensable à leur prévention. Tout comme peut l’être la connaissance du rôle des déterminants sociaux dans la fragilité des personnes âgées.
- Améliorer l’état de santé tout au long de la vie. L’accès aux soins, à la prévention et à l’éducation à la santé des personnes en situation de perte d’autonomie est, en soi, un facteur de prévention de l’aggravation de leur situation.
- Cibler les actions de prévention en direction des personnes fragiles, vulnérables, qui sont les plus éloignées des démarches de prévention et d’éducation à la santé. En effet, les inégalités sociales se retrouvent non seulement dans l’espérance de vie, mais aussi dans l’espérance de vie sans incapacité. Après 60 ans, les ouvriers et les ouvrières vivront en moyenne plus d’années avec que sans limitations fonctionnelles. Les incapacités les plus sévères occupent 16% de l’espérance de vie des ouvriers à 60 ans et 9% de celle des hommes cadres. Accompagner ces personnes fragiles dans le changement de leurs habitudes de vie constitue un axe majeur.
- Reconnaitre la nécessité d’un pilotage stratégique et régional renforcé. Les axes stratégiques nationaux d’une politique de prévention doivent être mieux affirmés et davantage intégrés aux différentes politiques publiques, tout en étant déclinés en fonction des priorités et des spécificités locales.
La prévention de la perte d’autonomie doit permettre de garantir à chacun, autant qu’il est possible, une espérance de vie sans incapacité ou au moins limiter l’aggravation des incapacités : l’enjeu est donc humain avant d’être financier.
Mais c’est aussi, avec les progrès de la science, un des principaux vecteurs pour limiter la pression liée à l’évolution démographique sur les finances publiques et la solidarité nationale.
Cette réflexion fait l’objet de la 2ème partie du rapport 2010 de la CNSA.
Définitions complémentaires
La prévention primaire recouvre l’ensemble des actions qui permettent de réduire la survenue d’un événement indésirable. Par exemple la diminution du surpoids pour prévenir les maladies cardiovasculaires, la prise d’acide folique chez la femme enceinte pour prévenir le spina bifida (malformation de la moelle épinière).
La prévention secondaire permet de réduire les conséquences d’un risque déjà advenu, en le diagnostiquant et traitant précocement. Par exemple le traitement de l’hypertension artérielle visant à prévenir les risques d’accidents vasculaires cérébraux ou d’insuffisance cardiaque.
La prévention tertiaire permet d’amoindrir les conséquences et notamment les limitations d’activité et les restrictions de participation à la vie sociale associées.
Le Conseil de la CNSA affirme que l’amélioration de l’accompagnement de la personne, par une politique de compensation efficace, a des conséquences en matière de préservation, de restauration ou d’acquisition de l’autonomie. C’est par exemple, l’adaptation du logement d’une personne en situation de handicap
Elles complètent les réflexions partagées par les membres du Conseil depuis 2006 pour créer ce nouveau champ de protection sociale et viennent alimenter les travaux engagés par le gouvernement dans le cadre de la réforme de la dépendance.
Le Conseil souhaite que le rôle que doivent jouer la prévention et les politiques de santé au regard de la perte d’autonomie soit mieux défini.
Il veut faire de l’autonomie des personnes âgées et handicapées un objectif à part entière des politiques de prévention et de promotion de la santé, en privilégiant l’amélioration de l’état de santé tout au long de la vie et en ciblant les populations vulnérables et fragiles.
Il souhaite que les leviers de l’action fassent l’objet d’un pilotage stratégique régional renforcé et que les missions de chacun des acteurs, dont la CNSA, soient précisées.
Définition de la prévention de la perte d’autonomie
Une politique de prévention de la perte d’autonomie doit avoir pour cible l’ensemble des événements péjoratifs dont la survenue porte ou peut porter atteinte à l’autonomie, définie comme l’exercice de la volonté personnelle et relationnelle des personnes, en tenant pleinement compte des facteurs sociaux et environnementaux.
La prévention de la perte d’autonomie ne se limite donc pas aux risques du grand âge.
L’espérance de vie sans incapacité, un enjeu majeur
Plus que le vieillissement ou l’espérance de vie, c’est l’espérance de vie sans incapacité qui constitue l’enjeu majeur d’aujourd’hui et des années à venir. L’espérance de vie sans incapacité a progressé sur le même rythme que l’accroissement de l’espérance de vie. Aujourd’hui, après 80 ans, six personnes sur dix sont encore autonomes.
Quatre recommandations
- Approfondir la connaissance des déterminants de la perte d’autonomie, de façon à mieux piloter et prioriser la politique de prévention. La connaissance des différents types de handicap et de leurs causes est indispensable à leur prévention. Tout comme peut l’être la connaissance du rôle des déterminants sociaux dans la fragilité des personnes âgées.
- Améliorer l’état de santé tout au long de la vie. L’accès aux soins, à la prévention et à l’éducation à la santé des personnes en situation de perte d’autonomie est, en soi, un facteur de prévention de l’aggravation de leur situation.
- Cibler les actions de prévention en direction des personnes fragiles, vulnérables, qui sont les plus éloignées des démarches de prévention et d’éducation à la santé. En effet, les inégalités sociales se retrouvent non seulement dans l’espérance de vie, mais aussi dans l’espérance de vie sans incapacité. Après 60 ans, les ouvriers et les ouvrières vivront en moyenne plus d’années avec que sans limitations fonctionnelles. Les incapacités les plus sévères occupent 16% de l’espérance de vie des ouvriers à 60 ans et 9% de celle des hommes cadres. Accompagner ces personnes fragiles dans le changement de leurs habitudes de vie constitue un axe majeur.
- Reconnaitre la nécessité d’un pilotage stratégique et régional renforcé. Les axes stratégiques nationaux d’une politique de prévention doivent être mieux affirmés et davantage intégrés aux différentes politiques publiques, tout en étant déclinés en fonction des priorités et des spécificités locales.
La prévention de la perte d’autonomie doit permettre de garantir à chacun, autant qu’il est possible, une espérance de vie sans incapacité ou au moins limiter l’aggravation des incapacités : l’enjeu est donc humain avant d’être financier.
Mais c’est aussi, avec les progrès de la science, un des principaux vecteurs pour limiter la pression liée à l’évolution démographique sur les finances publiques et la solidarité nationale.
Cette réflexion fait l’objet de la 2ème partie du rapport 2010 de la CNSA.
Définitions complémentaires
La prévention primaire recouvre l’ensemble des actions qui permettent de réduire la survenue d’un événement indésirable. Par exemple la diminution du surpoids pour prévenir les maladies cardiovasculaires, la prise d’acide folique chez la femme enceinte pour prévenir le spina bifida (malformation de la moelle épinière).
La prévention secondaire permet de réduire les conséquences d’un risque déjà advenu, en le diagnostiquant et traitant précocement. Par exemple le traitement de l’hypertension artérielle visant à prévenir les risques d’accidents vasculaires cérébraux ou d’insuffisance cardiaque.
La prévention tertiaire permet d’amoindrir les conséquences et notamment les limitations d’activité et les restrictions de participation à la vie sociale associées.
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