Sauvegarde de justice
Principe
La mise sous sauvegarde de justice est une mesure de protection juridique temporaire destinée à protéger une personne majeure et/ou tout ou partie de son patrimoine si elle n'a plus la capacité de le faire seule et qu'aucun moyen moins contraignant ne suffit à défendre ses intérêts. Le majeur placé sous sauvegarde de justice conserve sa capacité et donc l'exercice de ses droits.
Personnes concernées
Les personnes majeures, qui ont besoin d'être protégées temporairement dans les actes de la vie civile, ou d'être représentées pour certains actes déterminés, du fait de l'altération de leurs facultés mentales, ou lorsque leurs facultés corporelles sont altérées au point d’empêcher l’expression de leur volonté, et pour qui toute autre mesure moins contraignante serait insuffisante.
Les personnes majeures dont les facultés sont durablement atteintes, et qui sont dans l'attente de la mise en place de mesures plus protectrices (exemple : tutelle ou curatelle).
Sauvegarde de justice sur décision du juge des tutelles
Établissement du certificat médical
Pour être valable, toute demande d'ouverture de mesure de sauvegarde de justice auprès du juge doit être obligatoirement accompagnée d'un certificat médical rédigé par un médecin inscrit sur une liste établie par le procureur de la République, qui établit l'altération des facultés de la personne. Le certificat décrit l'altération des facultés du majeur et donne tout élément sur son évolution prévisible. Il précise les conséquences de cette altération sur la nécessité pour le majeur d'être assisté ou représenté, et indique si la personne est en état d'être auditionnée.
Le coût du certificat médical est de 160 € .
Demande au juge des tutelles
La mise sous sauvegarde de justice ne peut être demandée au juge que par les personnes suivantes :
la personne à protéger elle même, son conjoint, le partenaire avec qui elle a conclu un pacte civil de solidarité (sauf en cas de rupture de la vie commune), un membre de sa famille, d'autres proches entretenant des relations étroites et stables avec elle, ou la personne qui exerce à son égard une mesure de protection juridique,
le procureur de la République, qui formule cette demande soit d'office, soit à la demande d'un tiers (par exemple : médecin, directeur d'établissement de santé, travailleur social).
La demande doit comporter, outre le certificat médical, l’identité de la personne à protéger et l’énoncé des faits qui appellent cette protection.
Elle est adressée au juge des tutelles dont dépend le lieu de résidence du majeur à protéger, ou celui de son tuteur s'il en a un.
Audition et Examen de la requête
Le juge auditionne le majeur à protéger, qui peut se faire accompagner d'un avocat, ou, sur accord du juge, de toute autre personne de son choix. L'audition n'est pas publique. En cas d'urgence, l'audition peut n'avoir lieu qu'après la décision de mise sous sauvegarde de justice.
Le juge peut décider , après avis du médecin ayant établi le certificat médical, de ne pas entendre la personne si l'audition peut nuire à sa santé ou si la personne ne peut exprimer sa volonté. Le juge doit motiver cette décision.
Le juge peut ordonner des mesures d’information (par exemple : enquête sociale) ou demander à entendre les parents ou proches de la personne à protéger.
Sauvegarde de justice sur déclaration médicale au procureur de la République
La mise sous sauvegarde de justice peut aussi résulter d’une déclaration faite au procureur de la République , soit par le médecin de la personne, accompagnée de l'avis conforme d'un psychiatre, soit par le médecin de l’établissement où se trouve la personne.
Mandataire spécial
Le juge peut désigner un ou plusieurs mandataires spéciaux pour accomplir un ou plusieurs actes déterminés rendus nécessaires par la gestion du patrimoine de la personne protégée, y compris des actes de disposition (par exemple : vente d'un bien immobilier), ou pour protéger sa personne. Le choix d’un mandataire spécial se fait dans la mesure du possible selon l’ordre de priorité suivant :
personne choisie par avance par le majeur, ou, s'il était à la charge de ses parents, désignée par eux dans l'éventualité où ils décèderaient ou qu'ils ne pourraient plus prendre soin de lui,
conjoint ou partenaire lié par un PACS,
parent ou personne proche.
Si aucune de ces personnes ne peut ou ne veut assumer cette charge, le juge peut désigner un mandataire judiciaire à la protection des majeurs inscrit sur une liste dressée et tenue à jour par le préfet.
Le mandataire spécial est tenu de rendre compte de l'exécution de son mandat à la personne protégée et au juge.
Effets de la mesure
Sous sauvegarde de justice, une personne conserve le droit d'accomplir tous les actes de la vie civile, sauf ceux confiés au mandataire spécial, s'il a été nommé.
La mesure permet au majeur de contester des actes contraires à ses intérêts qu'il aurait passés alors qu'il était sous le régime de sauvegarde de justice, en lui simplifiant notamment les actions suivantes :
la rescision pour lésion (par exemple : retrouver la propriété un appartement qui lui aurait été acheté à un prix manifestement trop bas),
la réduction en cas d'excès (par exemple : réduire un engagement financier pris par le majeur et disproportionné par rapport à ses ressources),
l’action en nullité pour trouble mental (obtenir la nullité d'un acte s'il est prouvé que le majeur souffrait d'un trouble mental au moment de le passer).
Durée
La sauvegarde de justice ne peut dépasser 1 an, renouvelable une fois par le juge. La durée totale ne peut excéder 2 ans.
Fin de la mesure
La sauvegarde de justice sur décision du juge prend fin :
au bout d'un an si elle n'est pas renouvelée,
à tout moment par mainlevée décidée par le juge si le besoin de protection temporaire cesse.
La mesure de sauvegarde de justice sur déclaration médicale au procureur de la République cesse :
par déclaration faite au procureur de la République si la mesure n'est plus nécessaire,
par radiation de la déclaration médicale sur décision du procureur de la République.
Dans tous les cas, (s'il n'y a eu ni mainlevée, ni déclaration de cessation, ni radiation de la déclaration médicale), la sauvegarde de justice cesse :
à l’expiration du délai pour laquelle elle a été prononcée,
ou après l’accomplissement des actes pour lesquels elle a été ordonnée,
ou par l'ouverture d'une mesure de curatelle ou de tutelle.
Recours
En cas de sauvegarde de justice sur décision du juge, aucun recours n'est possible.
En cas de sauvegarde de justice sur déclaration médicale au procureur de la République, la personne protégée peut introduire un recours amiable auprès du procureur de la République, pour obtenir la radiation de la sauvegarde justice sur déclaration médicale.
Où s'adresser ?
Mairie (Au service de consultation gratuite des avocats)
Maison de justice et du droit
Tribunal de grande instance (TGI) (Au service de consultation gratuite des avocats)
Ministère de la justice et des libertés
Tribunal d'instance (TI)
Ministère de la justice et des libertés
Avocat
Conseil national des barreaux (CNB)
Références
Code civil : articles 433 à 439
Code de procédure civile : Articles 1211 à 1231
Code de procédure civile : articles 1248 à 1252-1
Décret no 2008-1485 du 22 décembre 2008 relatif à la tarification des certificats et avis médicaux établis dans le cadre des mesures judiciaires de protection juridique des majeurs
Mis à jour le 28.01.2010 par Union Nationale des Associations Familiales, Direction de l'information légale et administrative
La mise sous sauvegarde de justice est une mesure de protection juridique temporaire destinée à protéger une personne majeure et/ou tout ou partie de son patrimoine si elle n'a plus la capacité de le faire seule et qu'aucun moyen moins contraignant ne suffit à défendre ses intérêts. Le majeur placé sous sauvegarde de justice conserve sa capacité et donc l'exercice de ses droits.
Personnes concernées
Les personnes majeures, qui ont besoin d'être protégées temporairement dans les actes de la vie civile, ou d'être représentées pour certains actes déterminés, du fait de l'altération de leurs facultés mentales, ou lorsque leurs facultés corporelles sont altérées au point d’empêcher l’expression de leur volonté, et pour qui toute autre mesure moins contraignante serait insuffisante.
Les personnes majeures dont les facultés sont durablement atteintes, et qui sont dans l'attente de la mise en place de mesures plus protectrices (exemple : tutelle ou curatelle).
Sauvegarde de justice sur décision du juge des tutelles
Établissement du certificat médical
Pour être valable, toute demande d'ouverture de mesure de sauvegarde de justice auprès du juge doit être obligatoirement accompagnée d'un certificat médical rédigé par un médecin inscrit sur une liste établie par le procureur de la République, qui établit l'altération des facultés de la personne. Le certificat décrit l'altération des facultés du majeur et donne tout élément sur son évolution prévisible. Il précise les conséquences de cette altération sur la nécessité pour le majeur d'être assisté ou représenté, et indique si la personne est en état d'être auditionnée.
Le coût du certificat médical est de 160 € .
Demande au juge des tutelles
La mise sous sauvegarde de justice ne peut être demandée au juge que par les personnes suivantes :
la personne à protéger elle même, son conjoint, le partenaire avec qui elle a conclu un pacte civil de solidarité (sauf en cas de rupture de la vie commune), un membre de sa famille, d'autres proches entretenant des relations étroites et stables avec elle, ou la personne qui exerce à son égard une mesure de protection juridique,
le procureur de la République, qui formule cette demande soit d'office, soit à la demande d'un tiers (par exemple : médecin, directeur d'établissement de santé, travailleur social).
La demande doit comporter, outre le certificat médical, l’identité de la personne à protéger et l’énoncé des faits qui appellent cette protection.
Elle est adressée au juge des tutelles dont dépend le lieu de résidence du majeur à protéger, ou celui de son tuteur s'il en a un.
Audition et Examen de la requête
Le juge auditionne le majeur à protéger, qui peut se faire accompagner d'un avocat, ou, sur accord du juge, de toute autre personne de son choix. L'audition n'est pas publique. En cas d'urgence, l'audition peut n'avoir lieu qu'après la décision de mise sous sauvegarde de justice.
Le juge peut décider , après avis du médecin ayant établi le certificat médical, de ne pas entendre la personne si l'audition peut nuire à sa santé ou si la personne ne peut exprimer sa volonté. Le juge doit motiver cette décision.
Le juge peut ordonner des mesures d’information (par exemple : enquête sociale) ou demander à entendre les parents ou proches de la personne à protéger.
Sauvegarde de justice sur déclaration médicale au procureur de la République
La mise sous sauvegarde de justice peut aussi résulter d’une déclaration faite au procureur de la République , soit par le médecin de la personne, accompagnée de l'avis conforme d'un psychiatre, soit par le médecin de l’établissement où se trouve la personne.
Mandataire spécial
Le juge peut désigner un ou plusieurs mandataires spéciaux pour accomplir un ou plusieurs actes déterminés rendus nécessaires par la gestion du patrimoine de la personne protégée, y compris des actes de disposition (par exemple : vente d'un bien immobilier), ou pour protéger sa personne. Le choix d’un mandataire spécial se fait dans la mesure du possible selon l’ordre de priorité suivant :
personne choisie par avance par le majeur, ou, s'il était à la charge de ses parents, désignée par eux dans l'éventualité où ils décèderaient ou qu'ils ne pourraient plus prendre soin de lui,
conjoint ou partenaire lié par un PACS,
parent ou personne proche.
Si aucune de ces personnes ne peut ou ne veut assumer cette charge, le juge peut désigner un mandataire judiciaire à la protection des majeurs inscrit sur une liste dressée et tenue à jour par le préfet.
Le mandataire spécial est tenu de rendre compte de l'exécution de son mandat à la personne protégée et au juge.
Effets de la mesure
Sous sauvegarde de justice, une personne conserve le droit d'accomplir tous les actes de la vie civile, sauf ceux confiés au mandataire spécial, s'il a été nommé.
La mesure permet au majeur de contester des actes contraires à ses intérêts qu'il aurait passés alors qu'il était sous le régime de sauvegarde de justice, en lui simplifiant notamment les actions suivantes :
la rescision pour lésion (par exemple : retrouver la propriété un appartement qui lui aurait été acheté à un prix manifestement trop bas),
la réduction en cas d'excès (par exemple : réduire un engagement financier pris par le majeur et disproportionné par rapport à ses ressources),
l’action en nullité pour trouble mental (obtenir la nullité d'un acte s'il est prouvé que le majeur souffrait d'un trouble mental au moment de le passer).
Durée
La sauvegarde de justice ne peut dépasser 1 an, renouvelable une fois par le juge. La durée totale ne peut excéder 2 ans.
Fin de la mesure
La sauvegarde de justice sur décision du juge prend fin :
au bout d'un an si elle n'est pas renouvelée,
à tout moment par mainlevée décidée par le juge si le besoin de protection temporaire cesse.
La mesure de sauvegarde de justice sur déclaration médicale au procureur de la République cesse :
par déclaration faite au procureur de la République si la mesure n'est plus nécessaire,
par radiation de la déclaration médicale sur décision du procureur de la République.
Dans tous les cas, (s'il n'y a eu ni mainlevée, ni déclaration de cessation, ni radiation de la déclaration médicale), la sauvegarde de justice cesse :
à l’expiration du délai pour laquelle elle a été prononcée,
ou après l’accomplissement des actes pour lesquels elle a été ordonnée,
ou par l'ouverture d'une mesure de curatelle ou de tutelle.
Recours
En cas de sauvegarde de justice sur décision du juge, aucun recours n'est possible.
En cas de sauvegarde de justice sur déclaration médicale au procureur de la République, la personne protégée peut introduire un recours amiable auprès du procureur de la République, pour obtenir la radiation de la sauvegarde justice sur déclaration médicale.
Où s'adresser ?
Mairie (Au service de consultation gratuite des avocats)
Maison de justice et du droit
Tribunal de grande instance (TGI) (Au service de consultation gratuite des avocats)
Ministère de la justice et des libertés
Tribunal d'instance (TI)
Ministère de la justice et des libertés
Avocat
Conseil national des barreaux (CNB)
Références
Code civil : articles 433 à 439
Code de procédure civile : Articles 1211 à 1231
Code de procédure civile : articles 1248 à 1252-1
Décret no 2008-1485 du 22 décembre 2008 relatif à la tarification des certificats et avis médicaux établis dans le cadre des mesures judiciaires de protection juridique des majeurs
Mis à jour le 28.01.2010 par Union Nationale des Associations Familiales, Direction de l'information légale et administrative
Autres informations
Actualités
17 av 2012 : Le Conseil de la CNSA formule des préconisations pour accompagner les proches aidants
Bilan 2es rencontres scientifiques de la CNSA: intérêt marqué pour les parcours de vie des personnes
Allocation de ressources dans le médico-social : HAPI, nouvel outil au service du pilotage par les A
MDPH : 5 ans déjà ! synthèse des rapports d’activité 2010 des maisons départementales des personnes
Médico-social : suivi de la mise en œuvre de la nouvelle procédure d’autorisation par appel à projet
Semaine pour l’emploi des personnes handicapées, les maisons départementales des personnes handicapé
Semaine pour l’emploi des personnes handicapées, les maisons départementales des personnes handicapé
Oscars
PLATINES : la plateforme d'Informations sur les Etablissements de Santé MCO et SSR fait peau neuve
Loi n° 2011-901 du 28 juillet 2011 relative notamment au fonctionnement des maisons départementales
Parution du guide méthodologique pour l’élaboration du schéma régional d’organisation médico-sociale
Principales dispositions de la loi "Blanc" sur les maisons départementales des personnes handicapées
Investissements d’avenir : lancement de la seconde vague d’appel à projets « Santé et Biotechnologie
Lancement de l’appel à projets « Développement de services numériques pour la santé et l’autonomie »
Une enquête sur la santé des personnes sourdes, malentendantes ou ayant des troubles de l’audition
Insertion socio-professionnelle, état de santé et recours aux soins des bénéficiaires de l’AME : le
Examen du Projet de loi "Soins psychiatriques" au Sénat – deuxième lecture : Allocution de Nora Berr
Appel à projet: Les technologies de l’information et de la communication au service de la personne
Télémédecine : un soutien financier de 30 millions d’euros consacré au déploiement des projets en 20
Discours de Nora BERRA Secrétaire d’Etat chargée de la Santé : Débat sur la loi "Hôpital, patients,
Projet de loi relatif aux droits et à la protection des personnes faisant l’objet de soins psychiatr
"2011, année des patients et de leurs droits" : lancement en Poitou-Charentes de l'appel à projets
Le deuxième rapport d’étape d’avancement du Plan cancer : journée mondiale de lutte contre le cancer
Fonds national de financement de la protection de l’enfance : lancement de l’appel à projet 2011-201
Rapport sur la modernisation de la politique des ressources humaines dans les établissements publics
Rapport de la Mission relative aux questions de tarification et de solvabilisation des services d’ai
La Caisse a notifié en décembre les aides à l’investissement 2010 pour les établissements de personn
AREVA et l'INSERM signent un accord de recherche pour le développement de traitements contre le canc
Conférence de presse sur les grandes orientations du ministère pour 2011. Discours de Roselyne Bache
La Caisse notifie les aides à l’investissement 2010 pour les établissements de personnes handicapées
A partir de 2011, tous les établissements de santé seront soumis à une enquête de satisfaction auprè
Labels "grande cause nationale" et "campagne d’intérêt général" : dépôt des dossiers jusqu’au 25 oct
2010-068 - L’emploi des travailleurs handicapés dans les établissements de plus de 20 salariés ou pl
Cancer, pendant et après… 35 projets pilotes retenus pour expérimenter le parcours personnalisé des
155 établissements d'hébergement pour personnes âgées restent menacés de fermeture par les pouvoirs
Le ministère de la santé finance 15 projets pour le « Programme hospitalier de recherche infirmière
Textes et décrets de lois
Personnes âgées dépendantes : un dossier unique pour les demandes d’admission en étab. d’hébergement
Actes médicaux coûteux : relèvement à 120 euros du seuil d’application de la participation des assur
Décret n° 2010-1308 du 2 novembre 2010 relatif à la création du Comité national de soutien à la pare
Publication des textes d’application de la loi HPST relatifs à l’éducation thérapeutique du patient,
Décret n° 2010-307 du 22 mars 2010 relatif à la revalorisation de l’allocation aux adultes handicapé
VAE
Indicateur économiques et sociaux








