Plan Alzheimer, deux ans après
Le troisième plan Alzheimer a été lancé en 2008 par Nicolas Sarkozy qui voulait en faire "une priorité" de son mandat. Deux ans après, l'heure est au premier bilan. Si le chef de l'Etat a salué la semaine dernière les avancées de la mise en application du plan, certains dénoncent un manque de moyens, tant en termes d'effectifs qu'en termes financiers.
"J'ai décidé de faire de la lutte contre ce fléau une priorité de mon mandat", déclarait Nicolas Sarkozy, en 2008, lors d'une conférence européenne sur la lutte contre la maladie d'Alzheimer. Une annonce suivie quelques mois plus tard d'un troisième plan gouvernemental, sur la période 2008-2012, accompagné d'une enveloppe d'1,6 milliard d'euros. Les 44 mesures contenues dans ce plan gouvernemental affichaient trois priorités, à savoir développer la recherche médicale, favoriser un diagnostic plus précoce et mieux prendre en charge les malades et leurs aidants. Car, aujourd'hui, la maladie d'Alzheimer touche un grand nombre de Français: environ 860.000 personnes sont atteintes et 225.000 nouveaux cas sont détectés chaque année. Parmi eux, 73% des patients ont plus de 80 ans et 72% sont des femmes.
Alors, à mi-chemin, l'heure est au constat. "Ce plan a notamment permis de créer des centres de consultations-mémoire, des services dédiés à Alzheimer dans les hôpitaux, d'améliorer la qualité de l'aide à domicile pour ceux qui peuvent encore rester chez eux et de soutenir les proches des malades en les aidant à souffler un peu", a estimé, mardi dans Le Parisien , la secrétaire d'Etat chargé aux Aînés, Nora Berra. Déjà, la semaine dernière, Nicolas Sarkozy avait salué les progrès réalisés concernant la mise en œuvre des 44 mesures du plan, lors d'une réunion de suivi. Le président avait également annoncé la généralisation à l'ensemble du territoire, à compter de 2011, des expérimentations de Maisons pour l'accueil et l'intégration des malades d'Alzheimer (Maia).
Un manque de moyens
Mais le chemin à parcourir est encore long. "Dans les établissements de soins français, on ne parle en moyenne à un patient atteint d'Alzheimer qu'une quinzaine de minutes par jour. A ce rythme là, on sort très vite de l'humanité", explique, dans Le Parisien, la directrice d'une structure pilote installée dans l'Essonne. Le rythme de création d'hébergements temporaires, ou structures de répit, "est insuffisant au regard des objectifs annoncés", déplore, quant à elle dans Le Figaro , la présidente de l'association France Alzheimer, Marie-Odile Desana. Cette dernière se félicite toutefois de la multiplication des formations pour les aidants familiaux: "Ce n'est qu'un début, mais c'est très positif. Au-delà de l'enseignement, c'est pour les proches une occasion de rencontrer d'autres personnes dans la même situation qu'eux, d'échanger leurs expériences et même de mettre en place des entraides."
Pourtant, tous ne sont pas aussi positifs. La Fédération nationale des associations de directeurs d’établissements et services pour personnes âgées (Fnadepa) dénonce le manque de moyens accordés aux établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD). "Nous voulons que les pouvoirs publics disent clairement les choses, c’est-à-dire, qu’avec la crise, les personnes âgées dépendantes ne sont pas leur priorité", a estimé dans un communiqué la directrice de la fédération, Françoise Toursière. Et d'ajouter: "Il faut qu’ils arrêtent de communiquer sur les bonnes pratiques et la lutte contre la maltraitance alors qu’ils ne nous en donnent pas les moyens". Pour la Fnadepa, les engagements pris, notamment dans le cadre du plan Alzheimer, doivent être respectés et les crédits accordés "à la hauteur des promesses faites".
Surtout que le nombre de malades va considérablement augmenter dans les prochaines années. Selon un rapport de l'association Alzheimer's Disease International (ADI), publié mardi, le nombre de cas devrait tripler d'ici 2050, atteignant ainsi 115, 4 millions de personnes dans le monde. Et la maladie inquiète. Les Français la placent en troisième position – derrière le cancer et les accidents de la route – concernant leurs craintes en matière de problème de santé, d'après une enquête d'opinion menée par l'Institut national de prévention et d'éducation pour la santé (Inpes). Une information confirmée par un autre sondage, mené par Harris interactive et publié vendredi dernier, dans lequel huit Français sur dix (79%) affirmaient avoir peur d'Alzheimer.
"J'ai décidé de faire de la lutte contre ce fléau une priorité de mon mandat", déclarait Nicolas Sarkozy, en 2008, lors d'une conférence européenne sur la lutte contre la maladie d'Alzheimer. Une annonce suivie quelques mois plus tard d'un troisième plan gouvernemental, sur la période 2008-2012, accompagné d'une enveloppe d'1,6 milliard d'euros. Les 44 mesures contenues dans ce plan gouvernemental affichaient trois priorités, à savoir développer la recherche médicale, favoriser un diagnostic plus précoce et mieux prendre en charge les malades et leurs aidants. Car, aujourd'hui, la maladie d'Alzheimer touche un grand nombre de Français: environ 860.000 personnes sont atteintes et 225.000 nouveaux cas sont détectés chaque année. Parmi eux, 73% des patients ont plus de 80 ans et 72% sont des femmes.
Alors, à mi-chemin, l'heure est au constat. "Ce plan a notamment permis de créer des centres de consultations-mémoire, des services dédiés à Alzheimer dans les hôpitaux, d'améliorer la qualité de l'aide à domicile pour ceux qui peuvent encore rester chez eux et de soutenir les proches des malades en les aidant à souffler un peu", a estimé, mardi dans Le Parisien , la secrétaire d'Etat chargé aux Aînés, Nora Berra. Déjà, la semaine dernière, Nicolas Sarkozy avait salué les progrès réalisés concernant la mise en œuvre des 44 mesures du plan, lors d'une réunion de suivi. Le président avait également annoncé la généralisation à l'ensemble du territoire, à compter de 2011, des expérimentations de Maisons pour l'accueil et l'intégration des malades d'Alzheimer (Maia).
Un manque de moyens
Mais le chemin à parcourir est encore long. "Dans les établissements de soins français, on ne parle en moyenne à un patient atteint d'Alzheimer qu'une quinzaine de minutes par jour. A ce rythme là, on sort très vite de l'humanité", explique, dans Le Parisien, la directrice d'une structure pilote installée dans l'Essonne. Le rythme de création d'hébergements temporaires, ou structures de répit, "est insuffisant au regard des objectifs annoncés", déplore, quant à elle dans Le Figaro , la présidente de l'association France Alzheimer, Marie-Odile Desana. Cette dernière se félicite toutefois de la multiplication des formations pour les aidants familiaux: "Ce n'est qu'un début, mais c'est très positif. Au-delà de l'enseignement, c'est pour les proches une occasion de rencontrer d'autres personnes dans la même situation qu'eux, d'échanger leurs expériences et même de mettre en place des entraides."
Pourtant, tous ne sont pas aussi positifs. La Fédération nationale des associations de directeurs d’établissements et services pour personnes âgées (Fnadepa) dénonce le manque de moyens accordés aux établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD). "Nous voulons que les pouvoirs publics disent clairement les choses, c’est-à-dire, qu’avec la crise, les personnes âgées dépendantes ne sont pas leur priorité", a estimé dans un communiqué la directrice de la fédération, Françoise Toursière. Et d'ajouter: "Il faut qu’ils arrêtent de communiquer sur les bonnes pratiques et la lutte contre la maltraitance alors qu’ils ne nous en donnent pas les moyens". Pour la Fnadepa, les engagements pris, notamment dans le cadre du plan Alzheimer, doivent être respectés et les crédits accordés "à la hauteur des promesses faites".
Surtout que le nombre de malades va considérablement augmenter dans les prochaines années. Selon un rapport de l'association Alzheimer's Disease International (ADI), publié mardi, le nombre de cas devrait tripler d'ici 2050, atteignant ainsi 115, 4 millions de personnes dans le monde. Et la maladie inquiète. Les Français la placent en troisième position – derrière le cancer et les accidents de la route – concernant leurs craintes en matière de problème de santé, d'après une enquête d'opinion menée par l'Institut national de prévention et d'éducation pour la santé (Inpes). Une information confirmée par un autre sondage, mené par Harris interactive et publié vendredi dernier, dans lequel huit Français sur dix (79%) affirmaient avoir peur d'Alzheimer.
Autres informations
Actualités
17 av 2012 : Le Conseil de la CNSA formule des préconisations pour accompagner les proches aidants
Bilan 2es rencontres scientifiques de la CNSA: intérêt marqué pour les parcours de vie des personnes
Allocation de ressources dans le médico-social : HAPI, nouvel outil au service du pilotage par les A
MDPH : 5 ans déjà ! synthèse des rapports d’activité 2010 des maisons départementales des personnes
Médico-social : suivi de la mise en œuvre de la nouvelle procédure d’autorisation par appel à projet
Semaine pour l’emploi des personnes handicapées, les maisons départementales des personnes handicapé
Semaine pour l’emploi des personnes handicapées, les maisons départementales des personnes handicapé
Oscars
PLATINES : la plateforme d'Informations sur les Etablissements de Santé MCO et SSR fait peau neuve
Loi n° 2011-901 du 28 juillet 2011 relative notamment au fonctionnement des maisons départementales
Parution du guide méthodologique pour l’élaboration du schéma régional d’organisation médico-sociale
Principales dispositions de la loi "Blanc" sur les maisons départementales des personnes handicapées
Investissements d’avenir : lancement de la seconde vague d’appel à projets « Santé et Biotechnologie
Lancement de l’appel à projets « Développement de services numériques pour la santé et l’autonomie »
Une enquête sur la santé des personnes sourdes, malentendantes ou ayant des troubles de l’audition
Insertion socio-professionnelle, état de santé et recours aux soins des bénéficiaires de l’AME : le
Examen du Projet de loi "Soins psychiatriques" au Sénat – deuxième lecture : Allocution de Nora Berr
Appel à projet: Les technologies de l’information et de la communication au service de la personne
Télémédecine : un soutien financier de 30 millions d’euros consacré au déploiement des projets en 20
Discours de Nora BERRA Secrétaire d’Etat chargée de la Santé : Débat sur la loi "Hôpital, patients,
Projet de loi relatif aux droits et à la protection des personnes faisant l’objet de soins psychiatr
"2011, année des patients et de leurs droits" : lancement en Poitou-Charentes de l'appel à projets
Le deuxième rapport d’étape d’avancement du Plan cancer : journée mondiale de lutte contre le cancer
Fonds national de financement de la protection de l’enfance : lancement de l’appel à projet 2011-201
Rapport sur la modernisation de la politique des ressources humaines dans les établissements publics
Rapport de la Mission relative aux questions de tarification et de solvabilisation des services d’ai
La Caisse a notifié en décembre les aides à l’investissement 2010 pour les établissements de personn
AREVA et l'INSERM signent un accord de recherche pour le développement de traitements contre le canc
Conférence de presse sur les grandes orientations du ministère pour 2011. Discours de Roselyne Bache
La Caisse notifie les aides à l’investissement 2010 pour les établissements de personnes handicapées
A partir de 2011, tous les établissements de santé seront soumis à une enquête de satisfaction auprè
Labels "grande cause nationale" et "campagne d’intérêt général" : dépôt des dossiers jusqu’au 25 oct
2010-068 - L’emploi des travailleurs handicapés dans les établissements de plus de 20 salariés ou pl
Cancer, pendant et après… 35 projets pilotes retenus pour expérimenter le parcours personnalisé des
155 établissements d'hébergement pour personnes âgées restent menacés de fermeture par les pouvoirs
Le ministère de la santé finance 15 projets pour le « Programme hospitalier de recherche infirmière
Textes et décrets de lois
Personnes âgées dépendantes : un dossier unique pour les demandes d’admission en étab. d’hébergement
Actes médicaux coûteux : relèvement à 120 euros du seuil d’application de la participation des assur
Décret n° 2010-1308 du 2 novembre 2010 relatif à la création du Comité national de soutien à la pare
Publication des textes d’application de la loi HPST relatifs à l’éducation thérapeutique du patient,
Décret n° 2010-307 du 22 mars 2010 relatif à la revalorisation de l’allocation aux adultes handicapé
VAE
Indicateur économiques et sociaux








